Daniel – Horowitz, Tatum, Classique et Jazz

Les pianistes sont à l’honneur ce jour. En effet, Vladimir Horowitz, l’un des plus grands pianiste de musique  classique virtuose du vingtième siècle , écoutant jouer Art Tatum , pianiste de Jazz  , déclara : ” si un jour Art se met à jouer du classique, je mets immédiatement fin à ma carrière” !

Pourtant , cette superstar du classique, célèbre pour ses interprétations de Liszt ou de Rachmaninov , fut fasciné par la technique éblouissante du pianiste noir , quasi aveugle de naissance                                                                                                                                  .Il sortait de ses compositions  un flot d’arabesques, d’arpèges , d’acrobaties digitales tellement incroyable que même le violoniste Stéphane Grappelli croyait entendre deux pianos au lieu d’un seul dans les versions de ” Tiger Rag” et de ” Tea for Two ” que Tatum enregistra en 1932 et qui lancèrent sa carrière.

C’est à la fin des années trente qu’Horowitz découvre ce phénomène . Il se rend un soir à l’un de ses concerts au Café Society Downtown , un club de Jazz New-Yorkais , en compagnie du clarinettiste Artie Shaw.

Totalement subjugué par l’interprétation de Tatum , il revient deux jours plus tard , cette fois avec son beau-père, le non moins célèbre chef d’orchestre Arturo Toscanini , qui , lui aussi, succombera à cette pyrotechnie pianistique !

Dès lors, Horowitz n’aura de cesse de reproduire son art .On rapporte qu’un jour, il se rendit chez Art Tatum pour jouer le fameux enregistrement de ” Tea for Two” , qu’il avait mis plusieurs mois à transcrire à l’oreille . Art l’écouta, jouer , admiratif , le félicita , mais aussitôt après, se mit à son tour au piano et en joua une autre version , tout aussi brillante !

Horowitz, qui n’en revenait pas, voulut aussitôt se procurer la partition ,mais Tatum lui répondit naÏvement “oh, cétait juste une improvisation”.

Par la suite , Art Tatum intégrera à son répertoire des partitions romantiques classiques qu’il revisitera , en particulier ” l’Humoresque ” de Dvorak , “l’Egérie ” de Massenet ou “la valse en do dièse mineur “de Chopin.

En 1953, il enregistra pas moins de 124 solos publiés en une série de onze albums réunis sous le titre “The Genius of Art Tatum”.

Salut tout le monde, à plus tard, Daniel.

Ecoutez ” Tiger Rag” , ça décoiffe comme disent les jeunes !

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